LES CATHARES

 

 

                                        XIème et XIIème siècle

 

 

                                                                   

                                                           croix occitanes

                                                           

            Au XIIème siècle, le catharisme trouve dans le Languedoc une terre favorable à son implantation. Cette doctrine est née, vers 950, dans le centre de l’Europe et plus particulièrement en Bulgarie. Elle a pour principe le retour au modèle d’Eglise primitive des premiers temps du christianisme.Elle condamne l’Eglise romaine et sa hiérarchie au prétexte de ce qu’elles ne respectent pas l’idéal de vie et de pauvreté du Christ. Sous des noms différents, des communautés de Cathares sont attestées à travers toute l’Europe, mais c’est dans le Midi de la France et dans les cités du nord et du centre de l’Italie que le catharisme connaît l’accueil le plus favorable et le plus durable. La croyance cathare est basée sur l ‘existence de deux mondes : l’un bon et l’autre mauvais.Pour les cathares, le christ est uniquement l’envoyé du Père venu porter le message du salut aux hommes. Il n’est pas comme chez les catholiques le rédempteur de tous les péchés. Du coup, les cathares ne conservent qu’un seul sacrement, celui du consolamentum (consolation) ou baptême d’imposition des mains pratiqué par le Christ, le seul à apporter le Salut. Le pape Innocent III voyant le danger envoie des légats dans le Languedoc. L’assassinat de Pierre de Castelnau, en 1208 précipite les choses.  Le comte de Toulouse est soupçonné d’avoir fomenté ce crime. Le pape charge le roi de France, Philippe-Auguste, de monter une opération militaire contre les seigneurs languedociens qui acceptent les cathares dans leur fief. Une guerre sainte est déclarée et les chevaliers nordiques se préparent à cette croisade. Celle-ci débute en 1209, elle est commandée par Simon de Montfort, et commence par la prise de Béziers (22 juillet) par l’armée d’Arnaud-Amaury. Celui-ci ordonne de massacrer tous les cathares et à la question d’un de ses capitaines lui demandant comment reconnaître les vrais chrétiens des cathares, il aurait répondu : «  tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ». Puis c’est le siége de Carcassonne (15 août) et la capture du vicomte de Trencavel et ses biens reviennent à Simon de Montfort. Puis c’est au tour de Raymond VI de Toulouse que pèse la menace des croisés. Il s’allie avec les comtes de Foix et de Comminges et du roi Pierre II d’Aragon. Celui-ci trouve la mort lors de la bataille de Muret (12 septembre 1213) et les croisés s’emparent de Toulouse. Le 2 septembre 1217, Raymond VII, fils de Raymond VI, reprend Toulouse. Simon de Montfort met le siège à la ville mais il trouve la mort le 25 juin 1218. L’armée des croisés se retire en 1224. Mais la trêve est de courte durée. Le jeune roi de FranceLouis VIII prend la tête d’une seconde croisade en 1226. En 1229 est signé le traité de Paris où Raymond VII est contraint de marier sa fille Jeanne à Alphonse de Poitiers, frère du roi Louis IX. Malgré le traité, le catharisme ne disparaît pas mais l’inquisition fit son apparition vers 1233. C’est le pape Grégoire IX qui orchestre tout et pour cela il s’appuie sur les ordres religieux des franciscains et des dominicains. Le tribunal de l’inquisition est composé d’un prêtre et de deux laïcs. Profitant du climat qui règne en Languedoc, Raymond II de Trencavel, en vue de reprendre les biens confisqués à son père, lève en Catalogne une armée de faydits (seigneurs sans fief) du Razès et fait le siège de Carcassonne mais Guillaume des Ormes a eu le temps de renforcer ses défenses. Pour Raymond II c’est un échec et il se réfugie en Aragon. En juillet 1241, le roi de France, Louis IX, assiège la forteresse de Montségur qu’il  ne prend pas. Mais la répression est féroce. Tous les occupants des châteaux assiégés qui résistent sont brûlés tandis que ceux qui se rendent sont épargnés ou emprisonnés. Entre 1240 et 1255 toutes les forteresses cathares tombent :Aguilar (1241), Montségur (1244), Puilaurens (1245), Quéribus (1255). Raymond VII meurt en 1247. Sa fille seule héritière, marié au frère de Louis IX, meurt en 1271 et le comté de Toulouse revient à la couronne. Le dernier cathare fut Guilhem Bélibaste qui fut brûlé vif devant le château de Villerouge-Termenes en 1321.
 
                              
                                                                        carte de l'Occitanie en 1209
 
 
Hiérarchie:

    Sur le modèle de l'Eglise primitive, les Eglises cathares sont administrées par une hiérarchie d'évêques et de diacres. Les évêques revendiquent en droite ligne des Apôtres le droit d'ordonner. Chaque évêque est assisté par deux coadjuteurs : ses fils majeur et mineur qui lui succèdent à sa mort. Le territoire de l'évêché est réparti en un certain nombre de diacres qui servent de relais entre les fidèles et l'évêque. Les prêtres cathares (ou " Parfaits ") qui ont reçu le consolament se qualifient eux-mêmes de " bons chrétiens " ou de " bons hommes ". Ils ont le pouvoir de baptiser et de transmettre la doctrine cathare aux fidèles (" les croyants "). Lorsqu'un croyant rencontre un Bon Homme ou une Bonne Femme, il les salue d'une triple demande de bénédiction en s'inclinant trois fois devant eux : C’est le melhorier (amélioration). A noter que le mot " Parfait " n’a jamais été employé par les cathares; il est d’origine inquisitoriale et provient du latin hereticus perfectus qui signifie " hérétique achevé, complet ". Le prêtre cathare (homme ou femme) mène une vie austère, faite d’abstinences : il ne mange pas de viande, s’astreint au travail pour gagner sa vie, pratique la prière et la lecture des livres saints, respecte une chasteté absolue et fait preuve de non-violence. Les fidèles appartiennent au peuple chrétien de base. Ils ne renient en rien leurs engagements catholiques antérieurs mais ont le sentiment d'accéder à un meilleur état de chrétien grâce au sacerdoce des Bons Chrétiens. 

                                                              

                                                                   stèle cathare             

Absolution: Dans l'Eglise cathare, le pouvoir d'absolution se manifestait par le sacrement du consolament, qui remettait les péchés et sauvait les âmes.

Abstinence: Les religieux cathares pratiquaient en permanence l'abstinence et jeûnaient un jour sur deux au pain et à l'eau en pratiquant dans l'année trois périodes de carême. Le reste du temps, ils faisaient maigre, c'est-à-dire qu’ils se contentaient d'une nourriture végétarienne, mais incluant le poisson.

Ames: Selon les conceptions médiévales héritées d'Augustin, la créature humaine est triple : corps, âme (c'est à dire souffle vital lié au corps) et esprit éternel. Pour les cathares, la part spirituelle et éternelle du composé humain correspond aux âmes des créatures célestes de Dieu, tombées en la prison des corps charnels, qui sont la fabrication du mauvais. Ces âmes préexistantes à la production continue des corps physiques, sont donc toutes bonnes et promises au salut éternel. Ce salut est assuré par le sacrement du consolament qui réunit l'âme et l'esprit de la créature divine. Dans l'attente du salut, les âmes tombées doivent transmigrer de corps en corps, se réincorporer.

Ancien: Supérieur d'une communauté religieuse cathare masculine qui avait notamment la charge de conduire les novices à l'ordination du consolament, qui devait leur être conférée, dans sa propre maison, par un membre de la hiérarchie (évêque, Fils ou diacre).

Anges: Les anges symbolisaient pour les cathares les créatures spirituelles et bonnes de Dieu en son royaume, dont les créatures humaines en ce bas monde abritaient une étincelle tombée.

Animaux: Suivant le précepte évangélique, les cathares ne tuaient aucune créature vivante, pas même un animal. Devant l'Inquisition plusieurs d'entre eux préférèrent s'avouer hérétiques plutôt que de tuer un chien ou une poule. Dans la même optique, ils ne consommaient aucune nourriture d'origine animale (viande, oeufs, laitages) sauf le poisson, tenu à l'époque pour naître de l'eau.

Aparelhament ( ou servici): Cérémonie de pénitence collective administrée une fois par mois, par le diacre au sein des communautés religieuses cathares.

Apôtres: Les cathares se donnaient eux-mêmes le nom d'Apôtres car prétendant être les seuls successeurs légitimes des Apôtres, dont ils avaient hérité le pouvoir de remettre les péchés et de sauver les âmes par le consolament.

Baiser de paix (ou caretas): La pratique chrétienne du baiser de paix clôturait les liturgies cathares.

Baptême: Dans les rituels cathares, le sacrement du consolament par imposition des mains est appelé baptême. Les cathares ont conservé bien des traits du baptême primitif : imposition des mains conférant l'Esprit aux seuls adultes ayant demandé à le recevoir en connaissance de cause et déliant tous les péchés. Pour eux, le baptême d'eau de l'Eglise romaine était jugé insuffisant.

Bénédiction du pain: Cérémonie cathare correspondant à l'eucharistie et commémorant les gestes et les paroles du Christ lors de la dernière cène. A table, avant chaque repas, le pain était béni puis partagé entre tous les convives, y compris les laïcs, par le plus âgé des religieux présents. Il symbolisait la Parole divine que devaient répandre les Apôtres et n'était l'objet de nulle transsubstantiation en corps et sang du Christ.

Bible: Les Ecritures saintes des cathares étaient celles du christianisme, c'est à dire la Bible, mais excluaient les textes postérieurs des Pères de l'Eglise et des conciles, qui fondent le catholicisme. Ils privilégiaient le Nouveau Testament par rapport à l'Ancien et rejetaient la Genèse, qui était pour eux le récit de la mauvaise création par le mauvais créateur.

Bon homme, Bonne Femme: Religieux(se) ayant reçu le consolament et pouvant le transmettre. Synonyme : Bon Chrétien, Bonne Chrétienne; Parfait(e) pour l'Inquisition..

Chair: Pour les cathares, la chair, d'origine maligne, appartenait au monde du visible et du corruptible; elle symbolisait le péché, la concupiscence et la mort. C'est la raison pour laquelle il leur était inconcevable que le Christ ait pu s'incarner autrement qu'en apparence. Désignée sous le terme de "tunique de peau" ou de "prison charnelle", la chair figurait l'enveloppe emprisonnant l'âme tombée et n'était pas appeler à ressusciter pour le Jugement dernier. Dans l'éternité du salut, l'âme retrouverait au contraire son corps spirituel de créature divine, demeuré auprès du Père après la chute des anges.

Chasteté: A la différence des moines catholiques, les membres du clergé cathare prononçaient leurs vœux à un âge avancé, au terme d'une vie matrimoniale bien remplie, et n'accordaient guère de valeur à la virginité. Leur vœu de chasteté ne représentait donc pas une menace pour la démographie européenne, comme la polémique dominicaine l'a parfois prétendu..

Cimetière: Les cathares, qui n'attachaient aucune valeur sacrée aux corps et ne croyaient pas à la résurrection de la chair, n'observaient aucun rite particulier pour l'ensevelissement des défunts.

Consolament: Unique sacrement cathare. A la fois baptême, pénitence, ordination, extrême-onction, il s'administre par imposition des mains.

Croix: Pour les cathares, la croix, instrument de mort, n'était nullement objet de vénération, mais de rejet. Ils n'utilisèrent jamais de symbole religieux en forme de croix.

Diable: Le personnage du diable prend corps dans la chrétienté de l'An Mil à partir de plusieurs figures bibliques : le dragon de l'Apocalypse, le serpent de la Genèse, le roi de Babylone et l'ange déchu Lucifer. Les cathares voient en lui le Prince de ce monde - selon les termes de l'évangéliste Jean - qu'ils assimilent au mauvais créateur mis en scène selon eux par l'Ancien Testament sous le nom de Jéhovah.

Diacre: Premier "ordre" de la hiérarchie cathare qui compte au-dessus de lui les Fils et les évêques. Chargés de la visite des maisons religieuses, pour administration et discipline, sur l'étendue d'une circonscription de l'ordre du canton à l'intérieur de chaque Eglise, ils administrent tous les mois la pénitence collective du servici ou aparelhament aux communautés d'hommes ou de femmes.

Dualisme: S'oppose au monisme. Idéologie de l'affrontement de deux principes contraires, l'un bon et l'autre mauvais. Les cathares posent que le monde visible provient du mal et appartient au mal, alors que le monde de Dieu, le royaume, est l'invisible au-delà.

Eglise: Les cathares se sont organisés en Eglises, synonymes d'évêchés, autour d'évêques élus et consacrés. Pour la pratique de leur culte, ils ne reconnaissaient nul édifice sacré, ni église, ni chapelle, et prêchaient que "c'est le cœur de l'homme qui est la vraie église de Dieu" et non "un quelconque édifice de pierre ou de bois".

Enfer: Dans la logique dualiste du catharisme, l'enfer c'était ce monde visible, illusoire et transitoire et qui aurait une fin, à la "fin des temps" lorsque la dernière âme divine "consolée" l'aurait quitté. Alors, toutes les âmes ayant été sauvées et rendues à l'éternité du royaume divin, le mal et son bas monde se recroquevillerait sur leur néant, ce qui excluait la possibilité d'une damnation éternelle.

Eucharistie: Les cathares rejetaient ce sacrement, car ils ne croyaient pas en la réalité du corps, du sang, ni de la mort du Christ; Ils n'attachaient aucune valeur rédemptrice au sacrifice du Christ sur la croix, ni aucune foi à la transsubstantiation de l'hostie, à l'autel, en son corps réel.

Endura: Observance, par le malade consolé, de la règle de Justice et de Vérité.

Evêque: Les communautés cathares étaient administrées par des évêques ordonnés sur le mode de l'Eglise primitive. Comme les évêques catholiques, ils détenaient le pouvoir d'ordination sur les communautés de leur Eglise. Au-dessus des évêques, aucun pouvoir centralisateur semblable à la papauté n'était discernable. A la fin du XIIème siècle, il existait une Eglise de France, une de Lombardie et quatre évêchés en Occitanie (Toulousain, Albigeois, Carcasses et Agenais). En Occitanie, vers 1225, un cinquième évêché fut détaché de celui de Carcasses, celui du Razès.

Femme: Dans la théologie cathare, nulle discrimination théorique ne frappait la femme qui apparaissait constituée, comme l'homme, d'une âme divine tombée et enfermée dans un corps façonné et sexué par le diable. De fait, les femmes ont été nombreuses dans les rangs du clergé et des fidèles du catharisme occitan et italien.

Fils (majeur, mineur): Attestés dès la fin du XIIème siècle, les Fils sont les coadjuteurs de l'évêque cathare. Ayant déjà reçu l'ordination épiscopale, le Fils majeur succédait à l'évêque dès la mort de ce dernier, tandis que le Fils mineur devenait Fils majeur. L'on consacrait alors un nouveau Fils mineur.

Hiérarchie:Les cathares condamnaient la hiérarchie de l'Eglise romaine, qu'ils estimaient corrompue, depuis l'autorité suprême de la papauté jusqu'aux curés qui desservaient les paroisses. Ils étaient organisés en Eglises autonomes chacune dirigée par un évêque et ses Fils ou coadjuteurs, qui avec leurs diacres et leurs Anciens, en constituaient la hiérarchie.

Icônes: Les cathares refusaient tout symbolisme tendant à sacraliser le visible, puisque selon eux, Dieu ne se manifestait que dans l'invisible et que le visible appartenait au monde du mal. Ils assimilaient le culte catholique des statues des saints à une idolâtrie de caractère païen.

Incarnation: Les cathares refusaient de concevoir que le Fils de Dieu ait pu s'incarner dans un corps matériel fabriqué par le Mauvais et se soumettre à la dégénérescence et à la mort; ils ne croyaient qu'en la nature divine du Fils.

Jugement dernier: Les conceptions cathares, qui refusaient toute idée d'un Dieu vengeur et aboutissaient à la notion de salut universel, tendaient à relativiser ce schéma dominant.

Laïc: L'hérésie médiévale est peut-être la conséquence d'une revendication des laïcs à participer à la vie spirituelle, longtemps confisquée par les moines et les clercs.

Liberté: La notion de liberté était aux yeux des cathares inconcevable en ce bas monde, terre d'exil et de prison pour les âmes divines. La seule et vraie liberté pour l'individu consistait, selon eux, dans le choix du bien, qui marquait son engagement personnel dans la voie de justice et de vérité des Apôtres, c'est à dire dans l'Eglise cathare.

Maison religieuse: Les religieux(ses) cathares vivaient en petites communautés dans des maisons religieuses assez semblables à des couvents catholiques, mais sans clôture. Ils y travaillaient de leurs mains et pratiquaient en commun rites et sacrements. Certains de ces établissements faisaient office d'hôtellerie, voire d'hôpital ou d'hospice; d'autres se confondent facilement avec des maisons particulières. Les maisons cathares, ouvertes et laborieuses, étaient nombreuses, répandues au sein des bourgades.

Mariage: Les cathares rejetaient le sacrement de mariage car ils ne voulaient pas mêler Dieu et le sacré à un événement purement matériel et social. Au moment de l'entrée en religion cathare, le postulant marié était libéré de ses liens conjugaux par son conjoint. Selon eux, le seul vrai mariage était le mariage spirituel de l'âme et de l'Esprit par le consolament.

Mauvaise fin: Mort en état de péché, ne permettant pas en l'état le salut de l'âme. Si un Bon Homme faisait une mauvaise fin cela signifiait qu'il n'avait pas réellement reçu l'Esprit, si bien que les consolaments qu'il avait reçu et administrés lui-même étaient nuls et non avenus.

Melhorier: Les croyants étaient tenus de saluer de ce rite les Bons Hommes et Bonnes Femmes qu'ils rencontraient : ils se prosternaient trois fois devant eux, leur demandant : "Bon Chrétien, la bénédiction de Dieu et la vôtre" ajoutant à la troisième fois : "Et priez pour moi, qu'il fasse de moi un Bon Chrétien et me conduise à une bonne fin". Le religieux salué répondait par trois fois : "Soyez béni" puis "Nous prions Dieu pour vous, qu'il fasse de vous un Bon Chrétien et vous conduise à une bonne fin".

Meurtre: La prohibition du meurtre et de la peine de mort était au nombre des préceptes évangéliques qui formaient la règle de justice et de vérité des religieux cathares. Leur non-violence était totale, car, à la différence de celle des religieux catholiques, elle ne supportait aucune exception, que se fut à l'encontre des infidèles (juifs, sarrasins), des criminels ou des animaux.

Mensonge: Parmi les préceptes évangéliques déterminant de leur règle de vie, les cathares observaient de manière particulièrement absolue la prohibition du mensonge. Leur souci de ne pas se livrer, même involontairement, au mensonge était tel qu'ils évitaient d'affirmer quoi que ce soit, employant des précautions verbales du type "si Dieu veut".

Novices: Avant de recevoir le consolament, baptême et ordination consacrant leur entrée en vie religieuse cathare, les postulant(e)s devaient effectuer une période de catéchuménat ou noviciat d'au moins un an, mais pouvant durer jusqu'à trois ans. Les novices vivaient en maisons communautaires avec les religieux, apprenaient à suivre leur règle et leurs rites, et recevaient un enseignement théologique.

Oraison (Sainte oraison): Pour les cathares, la sainte oraison c'était le Pater, prière enseignée par le Christ à ses Apôtres et à son Eglise. La version cathare du Pater ne différait du texte catholique que par l'expression "donnez-nous notre pain supra substantiel" en place de "notre pain quotidien" qui rappelait le sens symbolique du pain assimilé à la Parole divine.

Parfait(e)s: Nom parfois donné par des polémistes catholiques aux religieux et religieuses - Bons Hommes et Bonnes Femmes - qui composaient le clergé cathare, pour les assimiler à des manichéens.

Pêché: Tout manquement à la loi divine signifiait pour le chrétien cathare un pêché remettant en cause sa qualité de chrétien. Libéré du mal par la pénitence du consolament, il ne pouvait plus pécher, c'est-à-dire agir selon le mal. Le Bon Homme qui avait menti, juré, tué ou touché une femme devait ainsi être à nouveau consolé, au terme d'un nouveau noviciat.

Procréation: La reproduction des corps était une nécessité dans le système du catharisme pour assurer le "vieillissement en ce monde" de corps en corps de toutes les âmes tombées, jusqu'à leur salut final.

Règle de Justice et de Vérité: Règle de vie ascétique des Bons Chrétiens, basée sur les préceptes évangéliques : ne pas tuer, ne pas mentir, ne pas juger, ne pas médire, ne pas prêter serment, vivre en chasteté et pauvreté. Le refus du mensonge et de toute autre justice que celle de Dieu y tenait la place essentielle.

Sacrements: Les cathares rejetaient l'ensemble des sept sacrements catholiques (fixés au XIIIème siècle), qu'ils estimaient tardivement inventés par l'institution romaine. Ils pratiquaient le seul sacrement qui leur apparaissait fondé dans les Ecritures du Nouveau Testament, c'est-à-dire le baptême par l'Esprit et l'imposition des mains, annoncé par Jean Baptiste et attesté dans les Actes des Apôtres.

LES CHATEAUX EN PAYS CATHARE:

    Ils sont construits sur des pitons rocheux. Quand il devinrent propriété de la couronne de France, ils furent renforcés et ils servaient à protéger le royaume de France contre le royaume d’Aragon.

    

 

 

                          

La ville de Carcassonne fut une place importante dans la croisade cathare. Elle se rendit le 15 août 1209.

 

 

 

 

                                                       

                                                    la cathédrale Sainte Cécile à Albi

 

                         chateau-de-puilaurens.gif liste des châteaux cathares  

 

      

 

           

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