Robespierre

 


ROBESPIERRE
: Maximilien Marie Isidore de ( Arras 1758 - Paris 1794).
          Ier  République (août 1792 - mai 1804). Issu d’une famille de noblesse de robe, il est élevé chez les oratoriens d’Arras. Il obtient une bourse à Louis le grand à Paris. Après des études de droit il devient en 1781 avocat au conseil d’Artois. Elu en 1789 député du Tiers Etat de l’Artois aux Etats généraux, il est président du club des Jacobins  en 1790. Il mène une vie austère entièrement vouée à la défenses des idéaux qu’il s’est forgés en lisant Jean-Jacques Rousseau. Il est persuadé que le peuple seul est pur. En mai 1791 la Constituante n’est pas réélue, la Législative lui succède. Robespierre attaque Brissot et ses amis (girondin) qui poussent à la guerre, il accuse La Fayette de vouloir exercer une dictature militaire. Après la chute de la royauté, le 10 août 1792, il dépose une pétition à l’Assemblé, demandant la déchéance du roi, l’institution d’un Tribunal révolutionnaire et le remplacement de la Législative par une Convention élue au suffrage universel. Il ne prend pas part aux massacres de septembre mais ne proteste pas non plus. Il est élu premier député de Paris à la Convention. Il est bientôt accusé par les girondins de vouloir établir une dictature. Robespierre dirige, avec Danton, le procès de Louis XVI, pousse avec violence à la peine de mort. Une fois le roi exécuté, il s’appuie sur les sections insurrectionnelles des faubourgs pour combattre ses adversaires. Il siège à l’extrême gauche a la Montagne. Il rentre au Comité de salut public en 1793 et devient l’âme de la politique montagnarde. A la France menacée aux frontières et par le soulèvement des vendéens (qui sont pour la royauté), au ravitaillement désorganisé, au trésor vide au chômage et à la disette qui règne, à toutes ces calamités, il répond par la terreur. Il élimine les “enragés” en septembre 1793. Il attaque les hébertistes dont les chefs sont arrêtés en décembre et exécutés en mars 1794. Danton et Desmoulins suivent en avril avec les “indulgents”. Le décret du 20 prairial (8 juin 1794) institue le culte de l’Etre suprême. La fête organisée à cette occasion est l’apogée de la dictature de Robespierre. Il renforce la Terreur malgré la victoire de Fleurus sur l’Autriche qui sauve la république. Le comité de sûreté générale multiplie les exécutions. Alors, contre Robespierre se forme une coalition groupant: Fouché, Tallien, Frérot, Barras, Carnot, Collot d’Herbois, Billaud-Varennes. Décrété d’accusation le 9 thermidor (27 juillet) avec Saint-Just, Couthon, Lebas et son frère Augustin. Ils sont arrétés et gardés à l'Hôtel de Ville de Paris. Le lendemain 10 thermidor (28 juillet), après avoir tenté de se suicider, il est guillotiné avec dix sept autres députés.

                                    

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