AUSTERLITZ

 

           

                                                      2 décembre 1805

  

    La grande armée était en majorité  au camp de Boulogne dans l’idée d’envahir l’Angleterre. En apprenant qu’il était menacé par l’est, Napoléon demanda à son armée de faire marche vers l’Allemagne, les premiers contingents quittèrent Boulogne fin août 1805. Jamais l’histoire militaire française n’avait vu faire pareil mouvement de 200 000 hommes. La grande armée progresse vite : 30 kilomètres par jour voir 50 kilomètres après avoir franchit le Danube. Le 7 octobre les Autrichiens envahissent la Bavière (état allié de la France) c’est le début des vrais combats entre Soult et Mack. Suite à ces événements Mack se replie et concentre ses 70 000 hommes sur la place forte d’Ulm. Le 8 octobre, Murat et Oudinot battent la division autrichienne de Auffenberg.  La prise de Gunzbourg par Ney le 9 marque la fin de la manœuvre de l’encerclement celui-ci étant réaliser. Le 11, Murat reçoit l’ordre impérial de s’emparer d’Ulm. Après avoir pris Elchingen et Menningen, les Français ont obligé Mack à s’enfermer complètement dans la place forme d’Ulm avec 27 000 hommes. Le général autrichien espère l’arrivée des Russes dirigés par Koutousov. Le 20, craignant une famine, le malheureux Mack se rend à Napoléon avec 40 drapeaux, et 59 canons. En moins de vingt jours, Napoléon a mis, au prix de 2 000 blessés et tués, l’armée autrichienne forte de 20 000 hommes en déroute, a libéré la Bavière et menacé le territoire autrichien. C’est plus rapide que la légendaire campagne d’Italie. Le 6 novembre, la Grande Armée arrive devant la capitale des Habsbourg. L’arrière garde Russe s’accroche avec Murat et repasse le Danube non sans mal. Napoléon poursuit les Russes.

 
Les  trois empereurs:


 
 
 
Napoléon Bonaparte (né Napoleone Buonaparte le 15 août 1769 à Ajaccio, en Corse ; mort le 5 mai 1821 sur l'île Sainte-Hélène). Premier consul (1799-1804), puis empereur des Français (1804- 1815). Napoléon s’est marié deux fois.
Le 9 mars 1796 une première fois avec Joséphine de Beauharnais.
 









 
 
 
 
 
 
 
Alexandre Ier Pavlovitch Romanov : plus connu sous le nom d'Alexandre Ier (né à Saint-Pétersbourg, le 23 décembre 1777 – mort à Taganrog le 1er décembre 1825), fils de Paul Ier et de Sophie-Dorothée de Wurtemberg ; il devient  tsar de Russie le 23 mars 1801, roi de Pologne de 1815 à 1825, il épouse en 1793 Louise Augusta de Bade (1779-1826). Son règne coïncida presque exactement avec celui de Napoléon, qu'il combattit à plusieurs reprises jusqu'à la bataille victorieuse de 1814
 










souverain d'Autriche (1792-1804) puis empereur d'Autriche (1804-1835), roi de Hongrie (1792-1835), roi de Bohême (1792-1835) et roi de Lombardie-Vénétie (1815-1835), fut également le dernier roi des Romains (1792-1806) sous le nom de François II. Il se maria 4 fois et ses 2 premières épouses lui donnèrent ses 13 enfants.
1788 : 1
er mariage avec Élisabeth-Wilhelmine de Wurtemberg (1767-1790).
1790 : 2
e mariage avec Marie-Thérèse de Bourbon-Sicile et Naples (1772-1807).
1808 : 3
e mariage avec Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine-Este maison d'Este (1787-1816)
.
                                     1816 : 4
e mariage avec Caroline-Auguste de Bavière (1792-1873).



Le coup de poker de Napoléon :
 

  Les Français entre dans Brno à quelques kilomètres d’Austerlitz, les Russes acceptent le combat. Napoléon tend un piège en laissant croire que son armée est trop faible pour vaincre. Pour ce faire, il utilise de nombreuses ruses (organiser le repli de ses troupes lors d'affrontements ou d'escarmouches, demander à être reçu par les autres empereurs comme pour négocier, etc...). Napoléon envoie des agents psychologiques qui répandent parmi la population locale des rumeurs défaitistes. Koutousov reçoit ces informations et commence à croire qu’il peut battre l’armée française. Pour montrer encore plus sa peur Napoléon envoie au Tsar une proposition de paix naturellement rejetée par celui-ci. L’empereur demande une suspension d’armes, Alexandre pose d’implacables conditions qu’il charge à son favori Dolgorouki d’aller transmettre à Napoléon, celui-ci, bon comédien montre sa peur et Dolgorouki rapporte à son maître : « Les Français sont abattus, Napoléon meurt de peur ».  Les ennemis pensent alors que Napoléon ne dispose que de 40 000 hommes (au lieu de 73 000). Koutouzov n'en est pas persuadé mais les jeunes généraux (nobles ayant acheté des charges, donc peu expérimentés) veulent briller devant leur empereur et foncent dans le piège, sans attendre les renforts du sud. Le champ de bataille d’Austerlitz est un vaste rectangle de huit kilomètres sur douze. Il est délimité au nord par la route Olmütz-Brünn et à l'ouest par la route Vienne-Brünn. Au sud, des étangs gelés ferment le champ de bataille. Entre le Goldbach et la Littawa, deux ruisseaux formant un V, le plateau de Pratzen est la pièce maîtresse de la zone. La neige hivernale, encore peu épaisse, gomme les dénivellations. Pendant deux jours, Napoléon étudie scrupuleusement le futur champ de bataille qu’il a choisi : il mémorise chaque haie, chaque fossé, chaque bosquet… Il conseille alors à ses maréchaux : « Jeunes gens, étudiez bien ce terrain, nous nous y battrons; vous aurez chacun un rôle à jouer ». Napoléon veut entraîner ses ennemis sur la route de Vienne et de dégarnir le plateau de Platzen. Davout devra fixer cet ennemi cinq fois supérieur en nombre pendant que Soult et Bernadotte prendront le plateau. Murat, au nord, doit attaquer Bagration. Pour les Russes la stratégie est d’attaquer la droite des français pour reprendre la route de Vienne et empêcher un repli de l’armée française sur le nord. Bagration avance vers Brno afin d’encercler la Grande Armée. Selon ce plan, l’attaque principale commandée par Koutousov engagera 55 000 Russes et se tiendra à Telnitz. La cavalerie de Liechtenstein assurera la liaison entre les deux ailes. Ce plan n’est pas accepté par tous les généraux à commencer par Koutousov. Le 30 au soir, Napoléon fait une proclamation pour encourager ses troupes. Pour mieux convaincre  ses ennemis, Napoléon évacue le plateau de Pratzen. Dans la nuit du 1er au 2 décembre, l’Empereur visite les bivouacs et instantanément, tous les soldats allument des feux. Cet embrassement des lignes françaises fait croire aux officiers alliés que les Français brûlent leurs bivouacs pour se replier.

 

 

 

 

 

 

La position des deux armées au soir du 1er décembre. On s'aperçoit que Napoléon a quitté le plateau de Pratzen et dégarnie son flanc droit

 

 

       armée de Napoléon

      armée  coalisée

 

 

La bataille :

    Le 2 décembre 1805 commence la bataille d’Austerlitz, appelée bataille des Trois Empereurs. L’armée de Napoléon dispose de 73 000 hommes et 282 canons. Les Alliés disposent de 95 000 hommes et 280 canons. A  4 heures du matin, les 4 colonnes alliées quittent le plateau de Pratzen et marchent sur le flanc droit des Français. À 6 heures, les divisions de Soult (Vandamme et Saint-Hilaire), cachées par le brouillard, franchissent le Goldbach en silence et attendent le signal de l’attaque. A 7 heures, 30 000 Russes descendant du plateau de Pratzen déferlent sur les 4 000 français de Davout tapis dans la brume. C'est d'ailleurs cette brume qui empêchera à l'artillerie russe de viser précisément et de causer des pertes aux Français. La troupe de Davout résiste héroïquement mais est obligée de se retirer et de laisser Tellnitz et Sokolnitz aux Russes. Mais notamment grâce à la cavalerie de Bourcier, ces villages pourront être reprit, ils seront ensuite reperdus et reprit avant de rester définitivement français aux alentours de 9 heures. Pendant ce temps, la colonne de  Langeron pénètre dans Sokolnitz que les Français ont abandonné. Mais ceux-ci se reforment à l’arrière tandis qu’une poignée d’hommes se réfugie dans le château, résistant à tous les assauts des Russes. Finalement, les Français contre-attaquent et repoussent les Russes hors du village. Au même moment, Doctorov lance régulièrement plusieurs attaques sur Telnitz, forçant les Français à battre en retraite derrière le village, mais à chaque fois, une charge de dragons force les Russes à quitter la bourgade. Telnitz change ainsi trois fois de mains en une demi-heure. Finalement à 9 heures, Doctorov et Langeron prennent Telnitz et Sokolnitz dans une dernière attaque. Pendant ce temps, Davout et ses aides de camps se demandent alors combien de temps ils pourront encore empêcher avec 1 500 hommes l’avancée des Russes. En regardant leurs rangs, Davout aperçoit stupéfait que les Russes ont cessé leurs attaques : Napoléon vient d’attaquer. Vers 8 heures, les Russes continuent à descendrent du plateau de Pratzen et ainsi s'enfoncer dans le piège. Un peu avant 9 heures alors que le soleil vient d'apparaître, les hommes de Soult s'ébranlent, St Hilaire au sud vers Pratzen et Vandamme au nord vers Stary-Vinhorady. Les hommes vont connaître les minutes les plus longues de leur vie, ils doivent parcourir 2 km de pente douce qui monte au sommet du plateau sous la mitraille ennemie. Grâce au soleil et à la brume qui se dissipe, l'état-major russe découvre les forces françaises qui se rapprochent et qui sont au contact des leurs. Koutousov veut rappeler les hommes qui descendent pour reformer un centre solide. Malheureusement, Buxhöwden met beaucoup de temps à exécuter ses ordres. Dans les rangs, c'est la panique, les soldats reçoivent des instructions contradictoires, certains remontent, d'autre continuent de descendre, les colonnes se coupent, c'est un immense bazar. Les hommes de Davout peuvent passer à l'offensive. Koutouzov, voyant ses pires craintes se confirmer, prélève alors des unités de Langeron et de Doctorov pour reprendre Pratzen. Ces ordres provoquent ainsi dans la 1re et 2e colonne une véritable cohue entre les unités descendant du plateau et celles montant à l’assaut. Langeron envoie un de ses régiments à l’attaque : l’artillerie de Soult le harcèle pendant qu’il remonte le plateau, creusant de larges trous dans les rangs serrés des Russes, puis une décharge de la mousqueterie de Saint-Hilaire force Langeron à abandonner. Pour aider Soult, Napoléon envoie Bernadotte, jusque-là tenu en réserve, au nord du plateau tandis que la Garde Impériale est envoyée à Pratzen. Vers 11 heures, Koutouzov envoie toutes ses réserves reconquérir le plateau : il envoie les 4 000 soldats de la garde à pied russe. Mais celle-ci, mal commandée et peu entraînée, part de trop loin et arrive essoufflée devant le 4e régiment de ligne français. Commandés par Joseph, le frère aîné de Napoléon, les voltigeurs français prennent rapidement le dessus sur l’élite de l’armée russe et les poursuivent, la baïonnette dans les reins. Les cavaliers de la  garde russe se défendent avec l'énergie du désespoir, Napoléon décide de donné le coup de grâce: il ordonne au général Rapp qui commande la garde et les Mamluks d'aller appuyer la cavalerie. Rapp rapporte à son empereur un prisonnier de qualité, il s'agit du prince, Repnine, colonel des gardes russes. C'est la débandade, Bagration au nord est battu par Murat mais il arrive à se retirer en bon ordre, cependant, ce n'est pas le cas du reste de l'armée. En effet, sur le plateau, les hommes sans chef, sans ordre, sans direction sont pris à revers par les troupes de Vandamme et de Saint-Hilaire. Certain essaient de fuir par des chemins étroits et boueux, d'autre veulent traverser des étangs gelés mais l'artillerie française tire sur la glace pour la fendre, il y aura une centaine de noyés. À 14 heures, Koutouzov étudie seul les voies de retraite, le tsar et tout l’état-major ayant déjà fuit une heure plus tôt. Au centre, Kollowrath, la Garde russe et la cavalerie de Lichtenstein sont en pleine déroute et retraitent vers l’est. Au sud, Napoléon ordonne à Soult de quitter le plateau de Pratzen et de couper la retraite aux 1er et 2ème colonnes russes, tandis que Davout fait pression à l’ouest et reprend Sokolnitz. Napoléon donne l'ordre de poursuivre les restes de l'armée, il arrête cette opération quand le soleil se couche vers cinq heures.



  

Les pertes :

  

 
   Les coalisés ont perdu 15 000 hommes (tués ou blessés) et se sont fait prendre 20 000 hommes ainsi que 180 pièces d’artillerie et 400 chariots de munitions. Les Français leurs ont pris 45 étendards. Selon Napoléon son armée à pris « suffisamment de drapeaux pour en tapisser Notre-Dame et de Canons pour couler en bronze la future colonne d’Austerlitz ».
 

    Les Français ont subi des pertes moins importantes, 1290 tués, 6943 blessés (archives de la guerre), 10 000 hommes hors de combats dont 14 généraux 80 officiers d’état major et 514 officiers hors de combat. La Grande Armée à perdu l’aigle du premier bataillon du quatrième de ligne.

Déclaration de Napoléon au lendemain de la bataille :

 

   Soldats, je suis content de vous. Vous avez, à la journée d'Austerlitz, justifié tout ce que j'attendais de votre intrépidité; vous avez décoré vos aigles d'une immortelle gloire. Une armée de 100 000 hommes, commandée par les empereurs de Russie et d'Autriche, a été, en moins de quatre heures, ou coupée ou dispersée. Ce qui a échappé à votre fer s'est noyé dans les lacs. Quarante drapeaux, les étendards de la garde impériale de Russie, cent vingt pièces de canon, vingt généraux, plus de 30 000 prisonniers, sont le résultat de cette journée à jamais célèbre. Cette infanterie tant vantée, et en nombre supérieur, n'a pu résister à votre choc, et désormais vous n'avez plus de rivaux à redouter. Ainsi, en deux mois, cette troisième coalition a été vaincue et dissoute. La paix ne peut plus être éloignée; mais, comme je l'ai promis à mon peuple avant de passer le Rhin, je ne ferai qu'une paix qui nous donne des garanties et assure des récompenses à nos alliés.
    Soldats, lorsque le peuple français plaça sur ma tête la couronne impériale, je me confiai à vous pour la maintenir toujours dans ce haut éclat de gloire qui seul pouvait lui donner du prix à mes yeux. Mais dans le même moment nos ennemis pensaient à la détruire et à l'avilir ! Et cette couronne de fer, conquise par le sang de tant de Français, ils voulaient m'obliger à la placer sur la tête de nos plus cruels ennemis ! Projets téméraires et insensés que, le jour même de l'anniversaire du couronnement de votre Empereur, vous avez anéanti et confondu ! Vous leur avez appris qu'il est plus facile de nous braver et de nous menacer que de nous vaincre.
   Soldats, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de notre patrie sera accompli, je vous ramènerai en France; là, vous serez l'objet de mes plus tendres sollicitudes. Mon peuple vous reverra avec joie, et il vous suffira de dire, J'étais à la bataille d'Austerlitz, pour que l'on réponde, Voilà un brave.
 

NAPOLEON

                                         
 

Les conséquences :

 

            -militaires.

    Koutouzov, qui a perdu son gendre Ferdinand von Tiesenhausen, organise inlassablement la retraite de l’armée russe : celle-ci se regroupe dans la nuit et part pour Göding en franchissant la March, une rivière large comme la Marne servant de frontière entre la Moravie et la Hongrie, puis il retourne en Russie via la Galicie. Langeron présente sa démission, Pryzbyszemski est ramené au rang de simple soldat tandis qu’Alexandre éloigne Koutouzov de l’armée en le nommant gouverneur de Kiev.

         -politiques.

    Au soir du 3 décembre, Napoléon reçoit un émissaire de François II : le prince de Liechtenstein. Celui-ci demande l’arrêt des combats pour négocier la paix. Le lendemain, Napoléon et François II se réunissent au Moulin Brûlé, à une vingtaine de kilomètres au sud d’Austerlitz. Les deux souverains conviennent d’un armistice et des principales conditions de paix autour d’un simple brasier. Ils s’entendent même sur la responsabilité du conflit : « Les Anglais sont des marchands de chair humaine » s’exclame l'empereur autrichien. Après une heure d’entrevue, Napoléon demande : « Votre Majesté me promet donc de ne me plus faire la guerre ? » et François II répond : « Je le jure et je tiendrai parole ». De retour à Vienne, acclamé par ses sujets, François II dit à l'ambassadeur français : « Croyez-vous, Monsieur, que votre Maître pourrait ainsi retourner à Paris, ayant perdu une bataille comme je l'ai perdue ? ».  Le 26 décembre, l’Autriche signe le traité de Presbourg. Elle perd 4 millions de sujets et la Vénétie ainsi que ses dépendances d’Istrie et de Dalmatie. En outre, elle doit donner ses territoires allemands, comme le Tyrol, au profit de la Bavière et du Wurtemberg. La France a alors les mains libres pour réorganiser l’Allemagne : Bade devient un grand-duché tandis que la Bavière et le Wurtemberg un royaume. Ces trois États forment en juillet 1806 le noyau de la Confédération du Rhin. Le 6 août 1806, François II renonce à son titre d’Empereur d’Allemagne, et dissout le Saint Empire Romain Germanique. Enfin, l’Autriche paye une indemnité de 40 millions de florins, soit un 1/7 de son revenu national. La Prusse, effrayée par ce coup de tonnerre, signe, le 16 décembre, à Schönbrunn, un traité d’échange de territoire favorable à la Prusse. Napoléon donne à la Prusse le Hanovre, domaine du roi d’Angleterre, contre les villes de Neuchâtel, Clèves et Ansbach. À la nouvelle du désastre de l’armée alliée, le Premier ministre anglais William Pitt, responsable de la coalition, demanda à son valet de détacher la carte d’Europe accrochée au mur : « Roulez là, elle ne servira plus dans dix ans ». Et, sur ces paroles, il mourut.
 
 
                            
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