Moulin

 


Moulin : Jean (Béziers 1899 – dans un train au environ de Metz 1943).
          Il naît  le 20 juin 1899 d’un père professeur d’histoire et géographie et engagé dans la vie politique de la région. C’est un élève moyen qui réussit son bac en 1917. Il s’inscrit à la fac de droit de Montpellier et il travail en même temps au cabinet du préfet de l’Hérault. En avril 1918 il est mobilisé, mais ne combat pas car l’armistice est signé. Démobilisé il obtient sa licence de droit (1921). Il débute une carrière politique dès 1922 comme chef de cabinet du préfet de Savoie puis il est le plus jeune sous préfet de France (1925 Albertville) puis le plus jeune préfet (1937 Rodez). En 1932 il est appelé au cabinet de Pierre Cot aux secrétariat aux Affaires Etrangères. Puis il est par deux fois son chef de cabinet au Ministère de l’Air (il est à l’origine de le création d’Air France). En 1939 il est préfet d’Eure et Loir et il organise l’arrivée de nombreux réfugiés fuyant l’avance Allemande. Après l’armistice (22 juin 1940) alors qu’il est toujours préfet de Chartres il s’oppose aux choix de Pétain et il est révoqué (novembre 1940). Il rentre dans la Résistance. Il rejoint Londres en octobre 1941 et rencontre le général de Gaulle. En janvier 1942 il est parachuté près d’Avignon avec comme couverture agriculteur ou travaillant dans une galerie d’art de Nice. Il est nommé par de Gaulle délégué du Comité Nationale de la Résistance et il rencontre plusieurs chefs de la Résistance. Au printemp 1942 il organise l’Armée Secrète puis le service des transmissions. Après un retour à Londres, il est chargé de créer le CNR (Comité National de la Résistance) mais beaucoup de distensions et de rivalités surgissent et Jean Moulin ne fait pas l’unanimité au sein de l’organisation. Pour remplacer le général Delestraint, chef de l’AS (Armée Secrète) arrêté à Paris, une réunion à lieu à Caluire (21 juin 1943). La Gestapo envahit la maison et arrête tous le monde sauf René Hardy qui peut s’enfuire (c’est le dernier homme qui est rentrée dans la maison avant que les Allemands pénètrent). Les Allemand sont à la recherche d’un dénommé Max (nom de résistant de Jean Moulin) et il ne savent pas qui est Jean Moulin. Malgré tous ce que savait Jean Moulin sur l’organisation de la Résistance, aucune tentative n’est envisagée. Il est emprisonné au fort de Montluc à Lyon. Klaus Barbie, qui est chef de la Gestapo de la région lyonnaise, le torture mais Jean Moulin ne parlera pas. Il est envoyé en Allemagne où il meurt dans le train près de Metz. Malgré que son corps n'est pas identifié avec certitude, une urne à été transférée au Panthéon. C'est André Malraux qui lira le discours d'entrée au Panthéon le 19 décembre 1964.

                         

 

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