Poincaré

 


POINCARE : Raymond, Nicolas, Landry (Bar-le-Duc 1860 -Paris 1934).
          IIIème République de 1870 à 1940. Dixième président de la IIIème République, du 18 février 1913 au 18 janvier 1920. C’est le cousin du mathématicien  Henri Poincaré (théorie des équations différentielles, considéré comme le fondateur de la topologie algébrique). Il fait des études de droit et est élu député de la Meuse en 1887 sous l’étiquette républicain-progressiste. Il acquit une réputation de spécialiste en affaires financières. Le scandale de l’affaire du canal de Panama, qui amena au pouvoir une nouvelle génération de républicains, lui permit de devenir ministre des Finances de 1894 à 1895. En 1895 dans le ministère Ribot , il est chargé de l’instruction publique et fit passer la loi donnant aux groupes de facultés le nom d ”universités”. Au moment de l’affaire Dreyfus et la formation du Bloc des gauches, il disparut un moment de la scène politique. De 1896 à 1906 il occupe divers postes ministériels. En 1903, il est appelé au Sénat et il y reste jusqu’en 1913. Il devient président du Conseil en janvier 1912  lorsqu’ Armand Falière le chargea de constituer un ministère d’union national. Dans ce cabinet, il se réserve le portefeuille des Affaires étrangères. Il se préoccupa de resserrer les alliances de la France avec la Grande-Bretagne et la Russie. Il fut élu président de la République le 18 février 1913. Il s’engagea dans la voie de la “revanche”. Au moment de l’ultimatum autrichien a la Serbie, en juillet 1914, il se trouvait en visite officielle en Russie et revint en France après avoir poussé le tsar à réagir vigoureusement. La part qu’il prit ainsi au déclenchement de la première Guerre mondiale, lui valut le surnom de “Poincaré la Guerre”. Son septennat tout entier est marqué par la première Guerre mondiale. Il entend dans ces circonstances, à assumer la totalité de ses pouvoirs. Il s’attache au renforcement de la puissance diplomatique et militaire de la France contre les empires centraux. En 1917, il appelle Georges Clemenceau (le père la victoire), à la présidence du Conseil malgré la haine solide entre les deux hommes. Après l’armistice, il préside toutes les cérémonies fêtant le retour de l’Alsace et la Lorraine dans la mère patrie. En 1919, une loi est votée disant que Raymond Poincaré à bien mérité de la Patrie. Il transmet ses pouvoirs à son successeur, Paul Deschanel, en janvier 1920. Il se fait réélire au Sénat. Il redevient président du Conseil de 1922 à 1924, ou il s’efforcera de faire payer à l’Allemagne les réparations dues au titre des dommages de guerre. Devant la pression Britannique, il  devra reculer. Après  l’ expérience  du Cartel des gauches, il redevient président du Conseil, à la tête d’un ministère d’union nationale et il s’attache à rétablir l’équilibre financier du pays. Malade, il se retire définitivement en 1929.  Il meurt le 15 octobre 1934 à Paris. Il s’est marié en 1904 avec Henriette Adeline Benucci.

                                    

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