SERURIER

 

serurier.jpg

SERURIER: Jean Mathieu Philibert, comte (Laon 1742 - Paris 1819)

        Il est né le 8 décembre 1742 à Laon dans une famille de petite noblesse champenoise. Son père est officier à la maison du roi. Il participe à la guerre de Sept Ans (il est lieutenant dès 1755, à treize ans). Il est promu colonel en 1792 et est  envoyé à l’armée du Var. Destitué, il se réengage comme simple soldat et s’élève bientôt au grade de général de division en 1795. En 1796, il participe à la campagne d’Italie. Lorsque Bonaparte prend le commandement de l'armée d'Italie, il est l'un de ses adjoints appréciés par son sérieux et son courage.  Placé à la tête de l'aile droite de l'armée, il participe aux succès de Lonato (23 novembre 1795), Mondovi (21 avril 1796), La Favorite (16 janvier 1797). Il remet au Directoire les drapeaux pris à l'ennemi, en juin 1797. Après le traité de Campo-Formio, il est nommé gouverneur de Venise le 18 octobre 1797. Il est chargé de préparer l'évacuation de Venise, il dépouille la ville de tout ce qu'elle contient de précieux et d'utile. Trop âgé pour être de l'expédition d'Égypte (1798) il trouve un commandement dans l'armée d'Italie. Il se signale à Pastrengo (26 mars 1799), Lucques en 1799, il échoue devant Vérone et doit capituler à Verderio (28 avril) devant des forces très supérieures. Il est surnommé la « Vierge d'Italie » en raison de son intégrité. Il est remis en liberté sur parole peu de temps après, il revint à Paris, il aide activement Bonaparte à perpétrer le coup d’Etat du 18 brumaire et est nommé sénateur le 24 décembre suivant. Il reçoit le titre de maréchal en 1804 et Grand Aigle de la Légion d'honneur en 1805, et est nommé comte en 1808. Il est commandant de la Garde Nationale en 1809. Dans la nuit du 30 au 31 mars 1814, ayant appris la capitulation de Paris, il fait brûler les 1 417 drapeaux confiés à sa garde et jeter leurs hampes à la Seine, tout comme l'épée et les décorations de Frédéric II, conservées aux Invalides depuis 1806. Il vote la déchéance de Napoléon Ier au sénat et se rallie à Louis XVIII, qui le fait un Pair de France. Il se rallie à Napoléon Ier pendant les Cent-jours. Sous la Seconde Restauration il perd  sa place de gouverneur, sa pairie et sa dignité de maréchal, malgré qu’il ait voté la mort du maréchal Ney. Il est rétabli dans tous ses droits le 1er janvier 1819 et reçoit peu de temps après la Grand-croix de Saint-Louis. Il meurt le 21 décembre 1819. Il est enterré au Père Lachaise mais le 26 février 1847, sa dépouille est déposée aux Invalides.


Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×