Ney.

 


NEY:  Michel, duc d'Elchingen, prince de la Moskova,  (Sarrelouis 1769 - Paris  1815).
          Il est né le 10 janvier 1769 dans une commune de la Sarre en Allemagne, d’un père tonnelier. Après des études chez les Augustins, il travaille chez un notaire puis comme surveillant aux mines d’Appenweiller. A 18 ans  il part à Metz et s’engage dans le régiment Colonel-Général-Hussard. A la bataille de Valmy en 1792, il est adjudant puis il devient lieutenant de l’Armée du Rhin sur proposition du général Kléber puis capitaine en 1794, chef d’escadron et adjudant général. Ses hommes le surnomment « l’infatigable ». En 1796 il est nommé général de brigade. En 1798 il devient général de division. En 1799 il commande provisoirement l’armée du Rhin. Il ne soutien pas le coup d’Etat du 18 brumaire. En 1802 il est nommé ministre plénipotentiaire auprès de la République helvétique, en état de guerre civil et fait signer un acte de médiation qui est en fait un protectorat. Il est fait maréchal de France le 19 mai 1804 et Grand Aigle de la Légion d’Honneur en 1805. Cette même année, l’Angleterre, la Russie et l’Autriche forme une nouvelle coalition contre la France. Il est à la tête du VIème corps d’armée. Il enlève la position d’Elchingen qui laisse la voie à la prise d’Ulm (14 octobre 1805) ouvrant la victoire d’Austerlitz (2 décembre 1805). Pendant ce temps, il occupe le Tyrol et s’empare d’Innsbruck et la Carinthie. Il participe à toutes les campagnes en Prusse, à Iéna (14 octobre 1806), Eylau (8 février 1807). A la bataille de Friedland (14 juin 1807) il charge sabre au clair les troupes russes  et pénètre en même temps dans la ville et à la suite de cette victoire ses hommes le surnomment « le brave des braves ». Pendant la guerre d’Espagne (1808) il ne s’entend pas avec Lannes ni avec Soult et les opérations militaires s‘en ressentent puis il part au Portugal (1810). Lors du replie de l’armée il est chargé de l’arrière garde, domaine dont il excelle mais arrivé à la frontière espagnole il est relevé de ses fonctions pour un différent avec Masséna. Puis c’est la campagne de Russie (1812) où il dirige le 3ème corps d’armée où il est à la pointe du combat, faisant preuve de courage, il reçoit le titre de prince de la Moskowa. Pendant la retraite, il est à l’arrière garde s’occupant des blessés et des civils. Encerclé et harcelé par les cosaques, il réussit de traverser le Dniepr et rejoint Napoléon à Orcha. Lors de la bataille de la Bérézina (26-29 octobre 1812) il remporte une victoire sur des tireurs embusqués dans la forêt et fait 5000 prisonniers. C’est lui qui quitte la Russie le dernier après avoir marché comme un simple soldat. Lors de la bataille de France les armées napoléoniennes subissent des revers et Napoléon sous la pression de ses maréchaux abdique. Sous la Restauration il se rallie aux Bourbons et devient Pair de France. Lors des Cent jours, il promet à Louis XVIII de ramener Napoléon dans une cage de fer. Il rencontre Napoléon à Auxerre (18 mars 1815) et il se rallie à L’empereur. Napoléon mis au ban de l’Europe fait campagne en Belgique. Ney est rappelé par Napoléon et arrive la veille de la bataille. Après la défaite de Waterloo (18 juin 1815), Napoléon met en cause ses maréchaux Ney, Grouchy.  Lors de la seconde Restauration il est arrêté et emprisonné à la Conciergerie. Il est jugé par la chambre des Pairs. Il est condamné à mort et fusillé le 7 décembre 1815. Il est marié à Aglaé Auguie, une amie d’Hortense de Beauharnais.

                               

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