ULM.

 

 

 

                                                                 du 15 au 20 octobre 1805

 

                                                                                 mack.jpg

                                                                        le général baron Mack von Leiberich (1752-1828)   

 

   les-torrents-d-austerlitz.jpg  À l'été 1805, l'Europe semble de nouveau en guerre. L'exécution du duc d'Enghien, la fin de la paix d'Amiens, le sacre de Napoléon  et son couronnement de roi d'Italie, et la réorganisation de l'Allemagne et de la péninsule italienne par la France entraînent une coalition composée de la Russie, de l'Autriche, du royaume de Naples et du Royaume-Uni, cette dernière finançant la coalition et voulant éloigner la Grande Armée, stationnée à Boulogne. Fin août 1805, la troisième coalition déclare la guerre à la France et envahit son alliée la Bavière. L'Empereur vient de passer le Rhin et attaque le 25 septembre l'avant-garde ennemi, qu'il détruit. Le plan de Napoléon consiste à attaquer  et à battre les Autrichiens avant qu’ils puissent se joindre aux Russes, puis à se diriger sur Vienne par la rive gauche du Danube. Pour ce faire, il lui faut tourner l’armée de Mack, la couper de Vienne et l’encercler. Mais il faut faire vite, très vite pour que l’Autrichien n’ait le temps ni de se replier sur la capitale, ni d’être rejoint par l’armée russe. Sachant que le général Mack va l’attendre au débouché de la Forêt-Noire, Napoléon le conforte dans cette idée en faisant faire une diversion. Ney, le 8 octobre, remporte une victoire difficile à Gunzbourg. Ce même jour, Lannes et Murat tombent sur un corps autrichien à Wertingen. L’ennemi est promptement balayé tandis que Soult est entré sans combatre dans Augsbourg. Davout a franchi le Danube à Neubourg, Bernadotte et Marmont se préparent àinfanterie-autrichienne.jpg faire de même pour se diriger sur Munich. Pour achever la manœuvre d’encerclement, Napoléon installe son quartier général à Augsbourg. Mack décide de se replier dans la forteresse d'Ulm, en attendant les renforts de Vienne. Mack est complètement déboussolé, car il ne sait quoi pensé : d'un côté, il voit la détermination des français à en finir et de l'autre, le célèbre espion Charles Schulmeister lui affirme que Napoléon se retourne vers Berlin. Mais celui-ci joue un double jeu, il sert Napoléon. Mack abandonne ses positions et tente une sortie. Les Français qui s'attendent à cette manoeuvre, chargent avec furie. Pendant que les cavaliers et l'infanterie mitraillent les pauvres Autrichiens, l'artillerie pilonne les murs de la ville pour appauvrir au maximum les défenses. Le 20 octobre, le général Mack capitule et remet les clés de la ville a Napoléon.   Ulm constitue la première grande victoire de la campagne d'Autriche de 1805. Une ville entière et toute sa garnison ont été capturé, donnant une position stratégique à l'Empereur dans ce secteur. Une autre facette du génie de Napoléon s'est affermie ici : celle d'octroyer une grande importance à l'espionnage. Le 1er novembre, un courrier apporte à l’Empereur la nouvelle du désastre de la flotte française à Trafalgar, mais cela n’est pas suffisant pour rassurer les coalisés qui comprirent que cette victoire ne profiterait qu’à la seule Angleterre.

 

ulm.jpg                                                                              la réddition du général Mack à Napoléon

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×